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- Sculptures médiumniques à Michelam Priory -

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Michelham Priory

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Sculptures médiumniques à Michelham Priory

 Un projet qui nous tenait à coeur depuis quelques années a trouvé sa réalisation dans l'exposition actuelle de sculptures médiumniques sur le site anglais des jardins de Michelham Priory. Dans le cadre exceptionnel de cet ancien prieuré, les sculptures savamment disposées sur les pelouses ou au détour d'un massif de fleurs, prennent un relief tout particulier dans un environnement naturel chargé d'histoire.

 

Notes historiques

Le prieuré de Michelham situé dans l'East Sussex, au sud-est de l'Angleterre, fut construit au 13ème siècle par l'Ordre des Augustins, communauté qui produisait ses propres ressources dans un système d'autosuffisance et mettait sa vie monastique au service de Dieu. L'institution de ce style de vie religieuse fut brutalement interrompu sous Henri VIII, avec la dissolution des monastères ; une partie du prieuré ainsi que l'église furent alors détruites.

Il reste cependant aujourd'hui, un ensemble architectural qui a été remodelé dans le style d'une maison "Tudor", entouré de magnifiques jardins et pelouses traversés d'une rivière qui avec ses cygnes et canards, ajoute au charme du site.

Cette maison réputée hantée, a graduellement évolué avec le temps depuis le prieuré des Augustins jusqu'à ce grand ensemble actuel de style Tudor, qui a été précieusement entretenu. Le bâtiment comporte différentes parties qui servent de musée sur l'histoire du site et de lieux affectés à diverses activités culturelles.

 

Exposition du 1er mars au 31 octobre 2004

Les jardins de Michelham Priory offrent un cadre idéal pour la mise en valeur des sculptures de grande taille. Chaque année, une nouvelle exposition est proposée, accueillant les oeuvres de quelques sculpteurs essentiellement régionaux.

Pour cette année 2004, la plus grande partie des oeuvres exposées a été produite par trois sculpteurs médiums du Cercle Allan Kardec. Ce sont ainsi 18 sculptures qui ont franchi la Manche pour la première exposition du genre, à savoir une présentation d'oeuvres créées par la volonté de divers auteurs posthumes. Il est aisé en Angleterre d'afficher la provenance spirite de cet art, sans que cela déclenche un scepticisme amusé comme ce serait probablement le cas en France. Nous ne décelons pas la moindre réaction qui soit de l'ordre du préjugé ou de l'a priori défavorable. Il y a certes un effet d'étonnement et de surprise devant l'originalité des représentations sculpturales, mais en même temps une vive curiosité des visiteurs qui regardent attentivement la légende inscrite sur le panonceau qui est au bas de chaque sculpture.

Un premier regard, en franchissant l'entrée des jardins, offre une excellente perspective, avec trois sculptures qui émergent des pelouses à quelque distance de là. Au premier plan de cette perspective surgit la pièce maîtresse de l'exposition, sur l'emplacement réservé chaque année à l'oeuvre la plus imposante. Il s'agit de l'oeuvre intitulée l'Inquisition, qui, ironie de l'histoire, trône à l'endroit même où se situait le choeur de l'ancienne église du prieuré, détruite sous Henri VIII. Cet ensemble sculptural en bois de tilleul, est composé de plusieurs pièces rassemblées dont le total représente un poids de 800 kilos.

Quelques mètres plus loin sur la droite en arrière plan, se dresse Le Héron, merveille stylisée de l'oiseau composée de différents matériaux et d'une hauteur de 2,50 mètres. Et au fond de cet écrin de verdure sur la gauche, on distingue la massive statue de bois La régente et son roi qui représente Blanche de Castille et le jeune Louis IX.

Circulant à travers les pelouses et jardins, nous découvrons peu à peu toutes les autres pièces de l'exposition, La clé de sol sur une autre pelouse, Aménophis III qui domine sur l'angle d'un mur, Godefroid de Bouillon qui se tient au pied de l'escalier de l'entrée principale, Le soleil d'Agamemnon caché derrière un taillis au bord de l'eau. Et puis des sculptures sont à découvrir sur un parapet, dans un massif de fleur, tout autour du bâtiment principal. L'une d'elles, Les raisins de la colère, se fond et s'harmonise dans un milieu floral, au point que l'on pourrait passer à côté sans la voir.

 

Les responsables de Michelham Priory ont favorablement accueilli cette exposition qui épouse si bien l'originalité du lieu. Ils nous ont fait savoir par avance que les visiteurs seront immanquablement au rendez-vous, car sur toute la saison 2003, ils avaient comptabilisé pas moins de 34 000 visiteurs ! Endroit de sérénité où l'on vient se reposer, lire ou méditer sur un banc, endroit répertorié pour tous les touristes de passage qui arrivent par cars entiers, Michelham Priory offre, au-delà de ses activités et expositions culturelles en intérieur, un exceptionnel cadre extérieur idéal pour la mise en valeur de sculptures qui trouvent une place de choix qu'elles n'auraient évidemment pas dans une galerie classique. Ce sont peut-être les miracles de l'imagination anglaise, qui sait marier le passé et le présent en des lieux où l'on préserve une histoire qui côtoie les expositions d'artistes contemporains.

 

Jacques Peccatte

 

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